Le Plateau Télé de… Yoann Riou

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Le Plateau Télé ne cesse de vous offrir une collection d’interviews de personnalités des médias. Quel est leur programme préféré ? L’animateur qui les fait zapper ? Leur plateau télé idéal ? On termine notre semaine spéciale La Chaîne L’Équipe avec le commentateur le plus charismatique et fou du PAF : monsieur Yoann Riou !

  • Le programme que vous ne manquez sous aucun prétexte ?

J’irai dormir chez vous, avec Antoine de Maximy. J’aime profondément ce programme. Ces dernières années, j’ai regardé hyper souvent Docteur House, mais j’ai l’impression que ce n’est plus diffusé. Et en parlant du passé, il y avait une émission que j’aimais passionnément : L’Equipe du dimanche, sur Canal Plus. Le programme culte de mes trois années de lycée, de 1993 à 1996. J’avais entre 15 et 18 ans. C’était le dimanche soir, en 2ème partie de soirée. Je partais très tôt le lundi matin en internat à Guingamp, mais je ne ratais sous aucun prétexte cette émission la veille tard. Il y avait de très grands formats de matchs merveilleux des championnats d’Italie, d’Espagne, d’Angleterre, des résumés qui duraient 30, 35 minutes !!! Folie totale ! Des joueurs magnifiques, des rencontres de foot extraordinaires. L’impression de voyager dans l’Europe entière chaque dimanche soir à travers l’écran. Et tu sentais les commentateurs tellement heureux, impliqués. L’émission a duré hyper longtemps, mais pour moi, ce fut surtout mes années lycée.

  • Votre série du moment ?

Downton Abbey. Et les incontournables Urgences, Grey’s Anatomy

  • L’animateur ou animatrice que vous suivez, peu importe son émission ?

J’ai un immense respect pour les gens qui durent dans ce milieu. Michel Drucker, c’est tellement monumental. Je l’adorais en commentateur de foot, pendant la Coupe du Monde 1986. Et quand j’avais 7 ans, en 1985, il y avait eu une demi-finale retour de la principale des Coupes d’Europe entre Bordeaux et la Juventus Turin. Et il avait été magnifique à transmettre la magie de ce match. Sinon, son émission, Champs-Elysées, le samedi soir, c’était incroyable… Le générique, les invités qui arrivaient en voiture, le tapis rouge. Le show. Immense.

  • Le programme devant lequel vous ne voulez que personne ne vous dérange ?

Le Tour de France cycliste. Amour total. J’ai grandi dans un petit port de pêche, en Bretagne. La maison était à quelques mètres d’une plage et d’un centre de voile. Et au lieu d’apprendre à naviguer, je préférais rester des heures devant le Tour de France. Et je ne le regrette pas. Des souvenirs majestueux. Et je suis toujours aussi triste que Jan Ullrich n’ait pas gagné le Tour en 2003. Aujourd’hui, je passe pas mal de temps sur YouTube à regarder de nouveau des étapes d’anthologie de montagne des années 90.

  • Le programme que vous préférez partager avec des amis ?

J’ai un souvenir extraordinaire vécu, partagé, non pas avec des amis, mais avec plein de gens. Le 30 juin 2018, la chaîne L’Equipe m’envoyait suivre le huitième de finale de la Coupe du monde France – Argentine dans un troquet à Vannes. Et là, une sensationnelle folie s’est emparée de ce bistrot au fur et à mesure de ce match de dingo. L’endroit était archi-bondé, les gens, devant les télés du troquet, étaient pris d’une euphorie fantastique. Tout le monde était heureux, on sautait les uns sur les autres comme si on se connaissait depuis 20 ans ! Un souvenir éternel.

  • Le programme honteux que vous regardez mais que vous n’assumez pas ?

Si Santa Barbara, Marc et Sophie, Maguy et Marie Pervenche étaient rediffusés, je regarderais direct, avec un grand plaisir. Et ce n’était pas honteux !! Maguy, bordel, c’était génial !!!!! Rosy Varte !!!! ça chassait la boule au ventre, le spleen du dimanche soir.

  • Votre meilleur souvenir télé ?

Sans aucune hésitation : le quart de finale de la Coupe du Monde de foot 1986 France – Brésil, sur Antenne 2, avec Michel Drucker et Roger Piantoni. Un match d’Histoire gagné, aux tirs au but, par la France. J’avais 8 ans. Je l’avais vu avec mes parents, ma sœur, les voisins. Et ma mère qui n’avait pas voulu regarder un penalty tiré par les Brésiliens en seconde période et avait quitté la pièce. Le souvenir d’une joie extraordinaire dans la maison avec cette victoire. En plus, au moment du coup d’envoi de ce quart de finale, un avion ramenant Philippe Rochot et Georges Hansen, qui avaient été otages au Liban et libérés quelques heures avant le match, atterrissait à Orly. Antenne 2 avait alors fait un duplex de cet aéroport avec Claude Sérillon.

  • Le programme marquant de votre enfance / adolescence ?

Tom Sawyer, un de mes immenses héros !!! Et Starsky et Hutch, Chips, Olive et Tom, le Club Dorothée, les Brigades du Tigre, Fame, la série Les Années Collège avec Joey, le principal ou prof Daniel Raditch, Arnold et Willy, Punky Brewster, MacGyver, l’Agence tous risques, Pour l’amour du risque, le Top 50, Flipper le dauphin, Téléfoot avec les reportages poétiques, romantiques et si humains de Didier Roustan, Stade 2 avec des journalistes qui étaient toujours de bonne humeur comme Daniel Cazal, un phénomène qui me faisait trop rire. Grâce à Stade 2, tu apprenais la géographie, des noms de villes parce qu’ils te montraient des tableaux de résultats de water-polo, de rugby avec La Voulte, de rugby à XIII avec Le Pontet… Il y avait le duo de commentateurs foot Charles Biétry – Michel Denisot sur Canal Plus que je vénérais de manière dingue. Et Thalassa, de Georges Pernoud. En 1989, une émission de Thalassa s’était déroulée à Loguivy-de-la-Mer, où j’ai grandi. Grandissime ! Et impossible d’oublier les documentaires ‘’20 ans à…’’ de Michel Honorin qui allait dans des villes du monde entier pour raconter la vie des jeunes.

  • Le programme que vous aimeriez voir revenir à la télé ?

La Star Academy des premières années. J’adorais vraiment ce programme !!!! Mais en 2005, je suis parti vivre en Italie, et je ne pouvais plus regarder. Je ne ratais quasiment jamais les quotidiennes ni les primes en 2001, 2002, 2003. On s’attachait tellement aux candidats, aux profs…

  • Votre plateau télé idéal ?

Le soir tard ou la nuit. Allongé de manière totalement nonchalante sur mon canapé, en pyjama ou short de foot, avec une boîte de Quality Street sur mon ventre, et une tablette de chocolat au lait noisettes ou Galak. Pas loin, des chocos fraise, du Capri-Sun orange. Juste avant, j’ai souvent pris des chips et du jambon et du thon. Et là, peu importe ce qui est diffusé à la télé, je suis le plus heureux des hommes. Bon, là, je prépare un marathon, donc je peux vous dire que j’arrête, un peu, les bêtises gastronomiques.

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Crédits photo : William Beaucardet / le JDD