Ces copies qui ont fait moins bien que l’originale

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Quand une émission à succès s’arrête, les patrons de chaîne sont tentés de rester sur le même créneau pour conserver les téléspectateurs. Parfois, ça peut marcher, comme avec On n’est pas couché qui avait remplacé Tout le monde en parle, mais le plus souvent, ça plante. Petit TOP 5 de ces émissions qui ont essayé de copier mais qui ont dû vite revoir leur copie, voire être renvoyées.

5 – « J’y vais, j’y vais pas »

En 2004, France 3 fait appel à Valérie Bénaïm pour remplacer Evelyne Thomas, partie sur TF1 suite à une embrouille avec son producteur Jean-Luc Delarue. Pas facile de succéder à C’est mon choix, qui réunissait en moyenne 1,5 million de téléspectateurs mais J’y vais, j’y vais pas était construit pour conserver les fidèles du talk d’Evelyne Thomas. Le pitch de l’émission : Valérie Bénaïm, entourée d’experts, va aider un(e) invité(e) à faire un choix de vie. Face aux mauvaises audiences, l’émission est vite remaniée, pour ressembler de plus en plus au talk qu’il devait remplacer. La mayonnaise ne prend pas, Valérie Bénaïm espérait faire de meilleures audiences en faisant une émission un peu plus digne que C’est mon choix mais le public en a décidé autrement. J’y vais, j’y vais pas est déprogrammé au bout de 3 mois. Rentrée suivante, l’animatrice retentera sa chance avec une émission girly, elle tiendra cette fois-ci un mois…

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4 – « Douce France »

Après quatre années de succès avec Union Libre, Christine Bravo veut se renouveler et impose son nouveau concept à sa direction : Douce France, une version française de son talk sur l’Europe, avec des chroniqueurs issus des différentes régions françaises. France 2 aurait préféré conserver la version originale mais l’animatrice menaçait de partir sur TF1 faire sa nouvelle émission. Et malheureusement pour Christine Bravo, le public n’accroche pas avec tous ses nouveaux chroniqueurs auxquels il faut s’habituer. En fin de saison, elle appelle à la rescousse les anciens d’Union libre, les audiences remontent mais l’émission n’a plus aucun sens. Douce France est arrêtée au bout d’une saison et signe le début d’une petite traversée du désert pour Queen Christine.

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3 – « Morning Live »

En mars 2002, Michael Youn arrête le Morning Live en pleine saison, complètement rincé après avoir passé un an et demi à écrire deux heures d’émission, composée de sketchs, de caméras cachées et de chroniques. Dans l’urgence, M6 installe un duo à l’animation de l’émission : le chroniqueur musical Guillaume Stanczyk et l’ex-lofteuse Laure de Lattre. Le Morning Live perdant son grain de folie et une bonne partie de son public, la direction appelle un ersatz de Michael Youn pour relancer la matinale, en la personne de Cyril Hanouna. L’ancien de Comédie! ne parvient pas à faire revenir les téléspectateurs et sur la tête d’un canard laqué, il n’était pas mauvais pourtant. M6 tentera deux-trois versions encore avant d’arrêter les frais définitivement.

2 – « Coucou »

Comme Christine Bravo, Christophe Dechavanne s’est un peu emballé après son succès à la tête de Coucou c’est nous et impose à sa direction la fin de sa quotidienne pour s’installer en prime-time dans une version hebdomadaire de son talk-show. Problème : l’émission ne marche pas du tout et Christophe Dechavanne fait entrer dans le vocabulaire du PAF le terme d’accident industriel. Quelques mois plus tard, malgré quelques batailles judiciaires entre les deux parties, TF1 fait appel à Christophe Dechavanne pour sauver son access et il propose naturellement une nouvelle version de Coucou c’est nous, intitulée Coucou. Mais entre-temps, Michel Drucker s’est installé avec un talk sur France 2 et son Studio Gabriel réunit un million de téléspectateurs de plus que Coucou. C’est la fin de la hype Dechavanne, qui va tenter mille trucs avant d’accepter de revenir sur TF1 pour animer des bêtisiers et des jeux télé.

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1 – « L’hyper show »

En 2002, Canal+ est en pleine crise existentielle après avoir viré Pierre Lescure et veut relancer son access avec un talk, comme à la grande époque de Nulle Part Ailleurs. Thierry Ardisson et Stéphane Simon paviennent à convaincre Dominique Farrugia, en proposant un Hyper Show, animé par un duo surprenant composé de l’intello Frédéric Beigbeder et le comique scato Jonathan Lambert. Mais Beigbeder n’a pas la culture télé d’un Gildas ou De Caunes et Jonathan Lambert n’a pas le talent d’un José Garcia. Le rendu n’est pas à la hauteur des attentes du public de Canal. Faut dire que même celui de NRJ12 n’aurait pas accroché. L’émission est arrêtée au bout de 3 mois, remplacée par Maurad contre le reste du monde, qui fera encore moins bien. Non 2002, ce n’est pas le meilleur des années Canal… RIP le journal des bonnes nouvelles.

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