Qu’est ce que le « Berdah Gate » ?

Depuis quelques jours, le nom d’Aqababe est réapparu sur les réseaux sociaux avec un hashtag : #BerdahGate. De loin, ça pourrait ressembler à la saison 2 du #JeremstarGate, avec au générique : l’instable Aqababe qui balance tout et n’importe quoi, des influenceurs de télé-réalité et Magali Berdah, en lieu et place de Jeremstar. Rien de trop sale cette fois-ci, mais suffisamment gênant pour faire réagir la fondatrice de ‘Shaunaevents’, l’agence qui rentabilise la notoriété des Anges de la télé-réalité.

Tout a pris de l’ampleur avec l’intervention d’Anaïs Camizuli, ancienne candidate de Secret Story, qui aurait découvert que Magali Berdah était à l’origine des fuites dans la presse sur sa grossesse. La jeune fille a en effet très mal pris que cette info intime soit divulguée contre son gré, ce qu’on peut comprendre (même si l’exposition de leur entière vie privée est un peu le fond de commerce de tous ces jeunes gens mais passons). De colère, Anaïs Camizuli a donc fait une vidéo pour accuser Magali Berdah de mener une campagne de dénigrement contre elle, depuis son départ de l’agence ‘ShaunaEvents’.

Dans la foulée, Maeva Anissa a posté une vidéo et un message de soutien à Anaïs Camizuli, dénonçant les mêmes pratiques de dénigrement à son encontre. Hein ? Quoi ? Vous ne voyez pas qui est Maeva Anissa. À l’apogée de sa carrière, elle venait mettre un capteur sur l’index des invités de La méthode Cauet. C’est bon, vous voyez qui c’est ? Depuis, elle a fait L’île des vérités et est connue aussi comme l’ex-compagne du rappeur Rohff. Bon, faut avouer que sa video de 5 minutes pour nous dire que Magali Berdah n’est pas une fille très gentille n’était pas hyper convaincante. Il n’y avait pas vraiment d’éléments pour étayer son propos.

Et bien sûr, en toile de fond de tout ça, il y a donc Aqababe qui, sur Telegram (messagerie cryptée), balançait plein de choses invérifiables sur Magali Berdah. Il a donné des 06 de personnes mêlées de près ou parfois de très loin à l’affaire, dont celui de Magali Berdah en personne, et a aussi révélé des conversations qu’il fallait relire dix fois pour tenter de comprendre de quoi ils parlaient. Visiblement, Aqababe n’a rien appris du JeremstarGate et a refait les mêmes conneries, que n’importe quel avocat arrivera à faire condamner.

De son côté, Magali Berdah a bien sûr réagi. Le hashtag #BerdahGate en TT représente une menace pour ses affaires, mais aussi pour sa réputation. Elle a d’abord publié une photo où elle faisait un doigt d’honneur aux haters qui cherchaient à la descendre. C’était pas la réponse la plus intelligente mais c’est la première qui lui est venue. Le lendemain, elle a opté pour un communiqué où elle dénonçait toutes les attaques calomnieuses à son encontre et menaçait de porter plainte contre tous ceux qui relayaient des fausses informations à son encontre. C’était un peu plus pro.

Puis elle a joué de son influence auprès de « ses candidats », qui ont été nombreux et nombreuses à la soutenir. Elle a aussi pu compter à ce titre, sur le magazine ‘Public’, qui a publié un bel article racontant que la gentille Magali était attaquée par des méchants qui ne racontaient que des mensonges. Un modèle de neutralité. Dans sa stratégie de défense, elle a commis une petite maladresse, avec son interview par le youtuber Bastien Grimal, dans laquelle elle reconnaît à demi-mots avoir payé des blogueurs pour qu’ils ne publient pas des articles sur les vedettes qu’elle représente.

Au final, le #BerdahGate n’a rien révélé d’incroyable. Rien sur la fiabilité des produits promus par ses influenceurs, rien sur le dropshipping qui consiste à revendre 10 fois plus cher une babiole achetée sur AliExpress, rien encore sur le niveau de sa commission qui pousse certains candidats à quitter son agence pour gérer à leur compte leurs placements de produit. Une tempête dans un verre d’eau, qui aura tout de même emporté le jeune Aqababe qui, entre temps, a supprimé tous les dossiers concernant cette affaire sur Telegram. Mais est-ce une mauvaise nouvelle ?