Dans les coulisses des 20 ans de Tout le monde en parle

Samedi 4 et 11 mai prochains, C8 consacre deux soirées à l’anniversaire de Tout le Monde en Parle, le talk de Thierry Ardisson qui fête ses 20 ans cette année. Nous avons interrogé David Djaoui à cette occasion, qui a écrit et produit ce documentaire.

LPTV : Comment est né ce documentaire sur Tout le monde en parle ?

David Djaoui : Il y a tout juste un an, j’ai proposé à Thierry Ardisson et à Stéphane Simon de célébrer les 20 ans de Tout le monde en parle sous la forme d’un documentaire événementiel, mêlant interviews et archives sans voix off. Le projet les a immédiatement séduits et C8 nous a rapidement confirmé son intérêt. À l’origine, nous devions produire un prime constitué de deux épisodes de 52 minutes. Après la première session d’enregistrement, la matière recueillie était tellement riche que nous avons proposé à la chaîne de produire un troisième épisode. Et après la deuxième session, nous avions la certitude que nous disposions de suffisamment d’anecdotes et de révélations pour nourrir…un quatrième épisode ! Le projet initial n’a donc cessé d’évoluer au fil des mois et c’est ainsi que nous avons fini par produire une série documentaire de quatre épisodes de 52 minutes, diffusée sous la forme de deux primes événementiels ! Je veux remercier C8 pour sa confiance, son soutien et son audace.

LPTV: C’est une coproduction ‘Téléparis’ et ‘Ardisson et Lumières’. Avez-vous été complètement libre dans votre démarche ?

David Djaoui : Thierry Ardisson, via sa société ‘Ardisson & Lumières’, a décidé de faire confiance à ‘Téléparis’ pour produire cette série documentaire, qui lui tenait particulièrement à cœur. Notre ambition était de raconter toute l’histoire de Tout le monde en parle, de sa naissance difficile à son arrêt brutal, sans interdit ni tabou et en ne privilégiant aucune thèse et aucun point de vue. Dès le départ, le deal était donc très clair avec Thierry, il ne pouvait être juge et partie dans ce projet. Il n’a donc rien lu et rien vu avant de découvrir les premiers montages. Pour son interview, nous ne lui avions transmis aucune question en amont. Et pour toutes les autres interviews, nous avons librement posé toutes les questions et gardé au montage toutes les réponses qui nous paraissaient pertinentes. Thierry n’avait posé qu’une seule condition : les propos retenus, qu’ils soient élogieux, critiques ou désagréables à son égard, ne devaient pas être mensongers.

LPTV : Quels intervenants ont été les plus difficiles à convaincre ?

David Djaoui : Nous avons souhaité donner la parole à des intervenants issus d’horizons très variés. Des personnalités qui, dans l’ombre ou dans la lumière, avaient participé au succès de l’émission : des invités marquants, d’anciens dirigeants de France Télévisions ou encore des journalistes et experts qui pouvaient nous aider à décrypter et analyser le phénomène Tout le monde en parle, et au-delà, les mœurs de la société française des années 2000. Au total, nous avons interrogé 25 témoins. La personnalité qui nous paraissait essentielle et incontournable, côté production, et qui a été la plus difficile à convaincre, a évidemment été Catherine Barma. Malgré le contexte, elle a finalement accepté de témoigner et je veux l’en remercier. Dans un autre registre, nous avons réussi, non sans mal, à avoir Michaël Blanc qui ne s’était pas exprimé depuis son retour en France en juillet dernier.

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LPTV : Quelle est la plus-value de votre documentaire par rapport au numéro de ‘Society’ paru l’été dernier sur Tout le monde en parle ?

David Djaoui : Les deux projets sont très complémentaires. Mais la plus-value de notre série c’est d’abord la possibilité offerte aux téléspectateurs de voir ou revoir sur C8 et MyCanal toutes les archives cultes et incontournables de l’émission mais aussi des extraits méconnus ou oubliés, que même Thierry Ardisson a redécouvert en visionnant la série ! Nous avons plongé dans les archives d’une émission qui pendant 8 années a proposé 282 numéros inédits et reçu 4230 invités… une véritable mine d’or ! Par ailleurs, l’autre plus-value, c’est incontestablement un casting plus large et sans doute plus grand public. Catherine Barma, Laurent Ruquier, Frédéric Taddeï, Michèle Cotta, Patrice Duhamel, Geneviève de Fontenay, Patrick Timsit, Jean-Marie Bigard, Élisa Tovati ou Michaël Blanc, pour ne citer qu’eux, n’étaient pas dans ‘Society’.

LPTV : De quoi êtes-vous le plus fier dans ce documentaire ?

David Djaoui : Je suis fier d’avoir été à la hauteur des attentes du principal intéressé, Thierry Ardisson. Avec toutes les équipes de production, en particulier les coréalisateurs Serge Khalfon et Laurent Allen-Caron, les journalistes, les documentalistes et les monteuses, je crois que nous avons réussi à le surprendre et à l’étonner. Et je suis fier d’avoir pu prouver à C8, qui nous a fait confiance, que ‘Téléparis’ disposait également d’un vrai savoir-faire dans la production de documentaires divertissants à base d’archives. Les critiques de la presse sont élogieuses et ça nous fait très plaisir mais notre fierté ultime sera évidemment la reconnaissance des téléspectateurs, qui je l’espère seront nombreux au rendez-vous ce samedi 4 mai et samedi prochain 11 mai à 21h sur C8.