L’interview sous-titrée de Laurent Ruquier

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Ce vendredi, à l’occasion de la rentrée de son talk On n’est pas couché, Laurent Ruquier donnait une interview au site ‘Pure Médias’. L’équipe du ‘Plateau Télé’ vous propose une version sous-titrée par notre nouveau traducteur Keskildi 2000 de cet entretien, pour mieux comprendre le sens de certaines réponses.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’interview sur le site puremédias.com.

‘PureMedias’ : On n’est pas couché connaît beaucoup de changements pour cette nouvelle saison. C’était nécessaire de revoir la copie ?
Laurent Ruquier : Revoir la copie, je ne sais pas si l’expression est la plus indiquée puisque, sur le fond, l’émission va rester la même. (…) On ne s’en rend pas forcément compte mais, tout au long des 13 ans, il y a eu de nombreux changements : le fait que tous les invités ne passent plus dans le fauteuil, le fait qu’un ou plusieurs humoristes venaient puis plus, la forme des dessins… Même mon début ! C’est assez drôle puisque certains continuent d’appeler la séquence « Les invités qui n’ont pas pu venir »… alors que cela fait huit ans que je ne le fais plus ! (Rires)

Traduction : Ce n’est pas parce qu’on change le décor, qu’on supprime les chroniqueurs, qu’on rajoute des humoristes, que je ne fais plus mon monologue qu’on peut dire que l’émission va changer. Vous dites vraiment n’importe quoi vous les journalistes. D’ailleurs c’est assez drôle de voir que certains continuent d’appeler mon monologue « les invités qui n’ont pas pu venir » alors que je le fais plus depuis 8 ans (rires). Hein ? Ça veut peut-être dire que plus personne ne regarde mon émission depuis 8 ans ? Ah c’est pas faux…

‘PM’ : Pour la première, Catherine Barma avait annoncé Adèle Van Reeth et Frédéric Beigbeder comme polémistes.
Laurent Ruquier : À l’heure où Catherine Barma parlait jeudi matin, c’était le cas. Mais ça ne l’est plus. Il y aura bien Adèle Van Reeth mais c’est Franz-Olivier Giesbert qui sera à ses côtés. Il faut dire que nous ne sommes pas gâtés avec le feuilleton Yann Moix. Tout le monde pense que c’est une aubaine pour nous mais, franchement, nous aurions préféré être plus tranquilles pour une première semaine !

Traduction : Oui on avait pensé à Beigbeder mais Barma avait oublié de lui préciser que ce n’était pas payé…Du coup, on a appelé Franz-Olivier Giesbert, c’est pas du premier choix, ni de la première fraîcheur, mais bon c’est gratuit…. Et puis de toute façon avec Moix, on a notre buzz pour la rentrée, on peut dormir tranquille.

‘PM’ : Adèle Van Reeth comme Franz-Olivier pourraient revenir en cours de saison ?
Laurent Ruquier : Oui mais pas avant deux ou trois mois. L’idée est que les gens tournent et soient différents chaque semaine.

Traduction : Si je pouvais ne pas revoir Giesbert de la saison, j’avoue que ça m’arrangerait.

‘PM’ : Et le retour d’anciens ? Natacha Polony nous a confié ne pas fermer la porte.
Laurent Ruquier : Ce n’est pas interdit. Par exemple, si l’on reçoit le ministre de l’Education nationale, pourquoi pas faire venir Natacha Polony qui est spécialiste de ce sujet. Ou si nous avons le ministre de l’Environnement, le président d’Europe Ecologie-Les Verts ou encore Yannick Jadot, pourquoi pas Aymeric Caron. Je n’ai rien contre cette idée mais il est vrai aussi que j’aimerais prendre des têtes nouvelles.

Traduction : Polony, Caron, Naulleau, les anciens chroniqueurs prêts à tout pour montrer leur bobine à la télé ne manquent pas. Donc si on a besoin, on se privera pas de les rappeler. J’espère juste ne pas avoir à appeler Zemmour. Quoi que… si ça peut faire remonter l’audience.

‘PM’ : Vous avez annoncé le retour de la bienveillance…
Laurent Ruquier : Oui alors avec cette première émission… (Rires) Mais nous ne pouvions pas savoir. Finalement, cela va nous coller à la peau, c’est comme ça. En fait, la difficulté qu’il y a eu à l’époque, c’était de demander à des gens leur avis sur des livres, des films sur lesquels ils n’étaient pas spécialistes. Quand on recevait Grand Corps Malade, était-ce une bonne idée de demander à Eric Zemmour ce qu’il en pensait ? Je ne suis pas sûr. Est-ce que Charles Consigny était le plus désigné pour parler de je ne sais quel album ou film ? Je ne suis pas certain. Ce qui va être plus intéressant aujourd’hui va être de trouver des spécialistes, qui auront plus de connaissances pour parler de certains sujets.

Traduction : Hahahahahhaahha, la bienveil-quoi ? Alors oui clairement, c’était une connerie de demander son avis à Charles Consigny pour nous parler d’un livre, d’un album, d’un film…. C’était vraiment une connerie d’embaucher Charles Consigny tout court en fait.

‘PM’ : Vous avez déclaré que nous étions dans « la dictature de Marlène Schiappa et des réseaux sociaux ». Pourra-t-elle être invitée ?
Laurent Ruquier : Bien sûr ! Elle est déjà venue et ça s’était très bien passé. Il y avait eu un mini-buzz avec Jean-Claude Van Damme, qui avait été très maladroit alors que Marlène Schiappa avait été brillante… Mais de toute façon, il y en aura toujours des buzzs et des ligues ou des lobbies qui vont essayer de faire du lobbying sur des séquences. Je n’ai pas de problème avec Marlène Schiappa mais avec l’utilisation qu’elle fait de Twitter. Je trouve qu’elle n’a pas assez de recul, que c’est de la sur-réaction sur tout.

Traduction : Schiappa, elle est brillante, formidable, géniale. C’est bon ? J’en ai assez fait pour qu’elle vienne ?

‘PM’ : C’est probablement une obsession des journalistes mais le décor d’On n’est pas couché change. Changer l’emballage, ça fait toujours du bien non ?
Laurent Ruquier : Tant mieux, c’est bien au bout de 13 ans. Mais personnellement, je m’en fiche. Ce n’est pas cela qui compte. Les gens ne regardent pas les émissions pour le décor. J’adore Thierry Ardisson mais si ses émissions faisaient 10% d’audience, il serait toujours sur C8. Mais malgré le décor, il n’y est plus.

Traduction : On a peut être un décor bulgare mais on pointe pas chez Pôle Emploi nous.

‘PM’ : Rassurez-nous : le générique ne change pas ?
Laurent Ruquier : Je ne crois pas. (Sourire) Mais sincèrement, ce ne sont pas des choses dont je m’occupe. J’ai une productrice, Catherine Barma, qui sait faire son travail et je la laisse faire. Moi, je m’occupe du contenu, des invités, des polémistes.

Traduction : Vous m’emmerdez avec vos questions sur le décor, le générique. Tu veux aussi savoir combien y a de places dans le public ou ce qu’il y a comme marque de papier toilette dans les loges ? Je suis déjà bien occupé à trouver des personnes qui acceptent de se faire chier pendant 5 heures pour le tournage de notre émission le jeudi soir, j’ai pas le temps de gérer la logistique.

‘PM’ : Cette saison est aussi celle du retour des humoristes, avec la venue de Thomas VDB pour la première.
Laurent Ruquier : C’est vrai que cela manquait. Avec Nicolas Bedos, Jean-Luc Lemoine, Florence Foresti ou encore Jonathan Lambert, il y avait cette tradition. Mais c’est très difficile d’être humoriste dans On n’est pas couché. Certains sont venus mais ont été coupés au montage ! Nous allons faire des essais chaque semaine et ce sera une carte blanche : ça marche, ça ne marche pas mais vous le retrouverez pas la semaine suivante !

Traduction : Avec Thomas VDB on envoie du lourd pour commencer… Bon, je vous préviens : il sera peut être coupé au montage et il ne reviendra pas la semaine suivante. Barma commence vraiment à vieillir.

‘PM’ : En fin de saison dernière, une rumeur a couru sur une mésentente entre Catherine Barma et vous, qui aurait pu mener à un possible arrêt d' »On n’est pas couché ».
Laurent Ruquier : Non, cela n’a pas eu lieu. Que moi je pense à arrêter l’émission, que j’ai une forme de lassitude après 13 ans, c’est normal. C’est vrai que Catherine est aussi plus rétive au changement que moi. Mais je m’entends très bien avec Catherine, comme un vieux couple qui parfois a envie de boire des coups et d’autres fois s’engueule.

Traduction : Je peux plus me la voir. À la limite pour boire un coup mais dans le boulot, je la supporte plus. (Il nous glisse discrètement un bout de papier avec marqué « Aidez-moi »)